Les valeurs mobilières de placement, couramment désignées par l’acronyme VMP, constituent un élément clé du portefeuille financier de toute entreprise. Ces instruments d’investissement à court terme permettent aux sociétés de valoriser leurs liquidités excédentaires tout en conservant une certaine flexibilité. Comprendre leur mécanisme et leur traitement comptable s’avère indispensable pour quiconque gère un compte de trésorerie ou s’intéresse à la gestion financière d’une organisation.
Au sens du dictionnaire comptable et financier, les VMP forment une catégorie d’actifs bien définie, avec des règles d’évaluation, d’enregistrement et de cession précises. Cette exploration approfondie couvre leur définition, leur classification, les instruments financiers qu’elles englobent, et surtout leur utilisation dans le contexte comptable français. Vous découvrirez comment ces placements s’inscrivent dans la stratégie de gestion du patrimoine d’une entreprise.
Catégorie : 📊 Comptabilité · Niveau : 🎓 Intermédiaire · Contexte : 🇫🇷 Droit français
Qu’est-ce qu’une Valeur Mobilière de Placement ?
Définition et Caractéristiques Essentielles
Une valeur mobilière de placement représente un titre financier acquis par une entreprise dans l’objectif de placer temporairement ses liquidités. Le terme VMP désigne précisément ces actifs financiers destinés à générer une rémunération sur une courte durée, généralement inférieure à un an. Contrairement aux placements à long terme, les valeurs mobilières de placement conservent un caractère hautement liquide : elles peuvent être converties en cash rapidement si l’entreprise a besoin de trésorerie.
Au sens étymologique — que l’on retrouve dans tout bon dictionnaire de la langue économique et juridique —, le mot « valeur » renvoie au sens de ce qui est estimé digne d’intérêt ou susceptible de valoir quelque chose sur un marché. C’est précisément le nom donné à ces titres qui reflète leur capacité à représenter une valeur monétaire échangeable. À l’image des ressources wiktionnaire ou des pages collaboratives de type wiki, la terminologie financière se construit sur des conventions partagées au sein d’une même langue et d’une même communauté professionnelle.
La caractéristique principale qui distingue une valeur mobilière de placement d’un investissement traditionnel réside dans son horizon temporel réduit. Ces instruments sont classés dans le bilan comptable comme actif courant, ce qui reflète leur nature transitoire. L’entreprise ne les détient pas pour exercer une influence sur une autre entité, mais purement pour générer un rendement sur des fonds temporairement disponibles. Cette distinction est déterminante pour leur traitement comptable.
Sur le plan juridique, une valeur mobilière confère à son propriétaire un droit sur l’émetteur. Ce droit peut être un droit de propriété (actions) ou un droit de créance (obligations). La valeur mobilière matérialise cet engagement et permet sa transmission ou sa cession sur le marché. Chaque titre a un nom propre et un statut clairement identifié dans le Plan comptable général.
✅ À retenir
Une VMP est un titre financier à court terme, classé en actif courant, détenu temporairement pour rentabiliser des liquidités excédentaires. Sa valeur est réévaluée à chaque clôture d’exercice au prix de marché, conformément au principe de prudence comptable.
Différence entre VMP et Autres Placements Financiers
Il importe de clarifier la distinction entre les valeurs mobilières de placement et d’autres catégories de placements financiers. Les placements immobilisés, par contraste, correspondent à des investissements à long terme que l’entreprise envisage de conserver durant plusieurs années. Ils figurent à l’actif immobilisé du bilan et reflètent une intention de détention durable, voire permanente dans certains cas.
Les valeurs mobilières de placement se distinguent également par leur traitement comptable spécifique. Alors que les immobilisations financières sont enregistrées à leur coût d’acquisition et réévaluées selon les normes prudentielles, les VMP peuvent être corrigées d’une provision pour dépréciation si leur valeur de marché décline. Cette différence reflète l’approche comptable française qui priorise la prudence en matière de bilan.
Enfin, les valeurs mobilières de court terme ne doivent pas être confondues avec les instruments de trésorerie purs, tels que les bons du Trésor ou les titres de créance commerciale, bien que ces derniers puissent techniquement être classés comme VMP selon leur durée de détention envisagée. Cette nuance terminologique — que l’on retrouve dans les dictionnaires spécialisés de comptabilité et dans les ressources collaboratives de type wikipedia — est essentielle pour tout professionnel du chiffre.
| 📁 VMP (Valeurs Mobilières de Placement) | 🏦 Immobilisations Financières |
|---|---|
| Horizon court terme (< 1 an) Actif courant du bilan Évaluation au prix de marché à chaque clôture Liquidité élevée |
Horizon long terme (> 1 an) Actif immobilisé du bilan Enregistrement au coût d’acquisition Moins liquides |
Cadre Comptable et Traitement en France
Sur le plan comptable français, les valeurs mobilières de placement sont régies par les normes du Plan comptable général (PCG) et doivent être enregistrées dans un compte spécifique. Le compte utilisé généralement dépend de la nature exacte du titre : actions (compte 500), parts sociales (compte 501), obligations (compte 502), ou autres titres (compte 503).
L’une des spécificités du traitement comptable des VMP concerne leur valorisation. À la clôture de chaque exercice, une entreprise doit procéder à une valorisation de ses valeurs mobilières de placement au prix du marché. Si le prix de marché est inférieur au prix d’acquisition, une provision pour dépréciation doit être constituée. Cette démarche prudentielle garantit que le bilan reflète la réalité économique de l’entreprise.
Lorsqu’une entreprise décide de céder une valeur mobilière, la transaction génère soit une plus-value (si le prix de vente dépasse le coût d’acquisition), soit une moins-value (dans le cas inverse). Ces résultats financiers influencent directement le compte de résultat et doivent être enregistrés correctement pour refléter la performance réelle de la gestion de trésorerie.

Les Différents Types de Valeurs Mobilières de Placement
Actions et Parts Sociales
Les actions constituent la catégorie la plus commune de valeurs mobilières de placement pour de nombreuses entreprises. Une action représente une fraction du capital social d’une entreprise cotée en bourse ou non. Acquérir une action confère à l’investisseur un droit de propriété proportionnel et lui donne accès aux dividendes distribués par la société émettrice. Dans le sens littéral du terme — tel que l’on peut le trouver dans un wiktionnaire ou sur une page wiki collaborative —, une action est un titre négociable représentant une part du capital d’une personne morale.
Pour une entreprise qui place ses liquidités en actions, plusieurs motivations peuvent justifier cet investissement. D’abord, les actions offrent un potentiel de rémunération supérieur à celui des placements sans risque, notamment par la distribution de dividendes réguliers. Ensuite, les actions bénéficient d’une grande liquidité lorsqu’elles sont cotées sur un marché organisé, permettant une vente rapide si les besoins de trésorerie se manifestent.
Les parts sociales, quant à elles, correspondent aux droits détenus dans des sociétés non cotées (SARL, SNC, etc.). Leur liquidité est plus réduite que celle des actions cotées, car leur cession implique souvent l’agrément des autres associés. Sur le plan comptable, elles sont enregistrées au compte 501 et évaluées selon les mêmes principes que les actions.
Obligations et Titres de Créance
Les obligations représentent des titres de créance émis par des entreprises ou des États pour se financer. Lorsqu’une entreprise acquiert des obligations dans une optique de placement à court terme, ces titres entrent dans la catégorie des valeurs mobilières de placement et sont enregistrés au compte 502. Leur rendement est généralement défini à l’avance sous la forme d’un taux d’intérêt, ce qui leur confère une visibilité appréciable sur les flux de trésorerie attendus.
La valeur d’une obligation fluctue en fonction de l’évolution des taux d’intérêt sur le marché. Lorsque les taux montent, le prix des obligations existantes baisse mécaniquement, et inversement. Cette relation inverse est un élément fondamental de l’économie financière que tout gestionnaire de trésorerie doit intégrer dans sa stratégie de placement.
On distingue plusieurs familles de titres de créance susceptibles d’être classés en VMP : les obligations classiques, les bons à moyen terme négociables (BMTN), les certificats de dépôt émis par des établissements bancaires, et les billets de trésorerie. Chacun présente un profil de risque et de rendement distinct, que le responsable financier doit évaluer au regard des besoins de liquidité de l’entreprise.
Autres Instruments Financiers Classés en VMP
Au-delà des actions et des obligations, plusieurs autres instruments financiers peuvent être classés comme valeurs mobilières de placement. Les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) — qu’il s’agisse de SICAV ou de FCP — constituent une solution de diversification particulièrement répandue. Ils permettent d’investir dans un panier de valeurs sans détenir directement chaque titre, ce qui simplifie la gestion et réduit le risque spécifique.
Les bons de souscription, les droits d’attribution et certains produits dérivés peuvent également, dans des conditions précises, être enregistrés comme VMP. Leur traitement comptable dépend de leur nature juridique et de leur durée de détention prévue. Il convient de se référer aux normes du PCG et, le cas échéant, aux recommandations de l’Autorité des normes comptables (ANC) pour déterminer leur classement exact.
💡 Notre conseil
Pour les entreprises débutant dans la gestion de valeurs mobilières de placement, les SICAV monétaires représentent une porte d’entrée idéale : leur prix est stable, leur liquidité quasi immédiate, et leur traitement comptable est simple. Elles permettent de rentabiliser des liquidités excédentaires sans prendre de risque significatif sur la valeur du capital investi.
⚠️ Rôle et Utilité des Valeurs Mobilières de Placement dans l’Entreprise
Gestion Optimale de la Trésorerie
La gestion de la trésorerie d’une entreprise constitue un travail permanent qui vise à équilibrer les entrées et sorties de fonds. Les valeurs mobilières de placement s’inscrivent dans cette logique comme un outil permettant de faire valoir les excédents de liquidités plutôt que de les laisser dormir sur un compte courant non rémunéré. C’est précisément dans ce sens que les VMP sont qualifiées de « quasi-liquidités » dans la pratique comptable française.
Une entreprise dont l’activité présente une forte saisonnalité — dans les secteurs du tourisme, du commerce de détail ou encore de la musique événementielle — peut accumuler d’importantes liquidités pendant les périodes de forte activité, puis en avoir besoin quelques mois plus tard. Les VMP offrent alors un mécanisme d’absorption temporaire particulièrement efficace : elles génèrent un rendement pendant la période d’attente, puis peuvent être cédées rapidement lorsque les besoins opérationnels le demandent.
Le choix des instruments à intégrer dans le portefeuille de VMP dépend de plusieurs paramètres : l’horizon de placement disponible, le niveau de risque accepté par la direction, et la liquidité souhaitée. Une entreprise dont le besoin de trésorerie peut surgir à tout moment privilégiera des instruments très liquides (SICAV monétaires, bons du Trésor), tandis qu’une société avec une visibilité à six mois peut s’autoriser des placements légèrement plus risqués mais mieux rémunérés.
Amélioration de la Rentabilité Financière
Au-delà de la simple gestion des liquidités, les valeurs mobilières de placement participent à l’amélioration de la rentabilité financière globale de l’entreprise. Dans une logique d’économie d’entreprise, chaque euro immobilisé sans rendement représente un coût d’opportunité. Les VMP permettent de convertir cet actif dormant en source de revenus financiers, qu’il s’agisse de dividendes, d’intérêts ou de plus-values de cession.
Du point de vue du compte de résultat, les produits générés par les VMP apparaissent dans la rubrique des produits financiers. Ils peuvent significativement améliorer le résultat net d’une entreprise, notamment pour les sociétés disposant de trésoreries importantes — grandes entreprises industrielles, holdings, ou sociétés en phase de cession d’actifs.
La valeur ajoutée de cette gestion active de la trésorerie ne doit pas être sous-estimée. Une entreprise qui fait valoir ses liquidités à hauteur de 2 % par an sur un excédent de 5 millions d’euros génère 100 000 euros de revenus financiers supplémentaires, sans mobiliser de ressources humaines significatives au-delà du travail de suivi du portefeuille.
Couverture et Gestion du Risque
Les valeurs mobilières de placement jouent également un rôle dans la gestion du risque financier. En diversifiant les instruments détenus, l’entreprise réduit son exposition à un émetteur unique ou à un secteur particulier. Cette diversification constitue un principe de morale financière — au sens où elle protège l’entreprise contre des comportements imprudents — autant qu’un impératif de gestion rationnelle.
La qualité des émetteurs sélectionnés est un facteur déterminant dans la gestion du risque associé aux VMP. Une entreprise soucieuse de la qualité de son portefeuille privilégiera des titres émis par des entités bien notées (investment grade), même si cela implique un rendement légèrement inférieur. Ce arbitrage entre rendement et sécurité reflète une logique de morale économique qui place la pérennité de l’entreprise au-dessus de la performance à court terme.
⚠️ À garder en tête
Les valeurs mobilières de placement ne sont pas sans risque. Une chute soudaine des prix de marché peut générer des moins-values latentes importantes, obligeant l’entreprise à constituer des provisions pour dépréciation qui viendront alourdir ses charges et dégrader son résultat. Il convient de toujours adapter le niveau de risque des VMP à la situation de trésorerie réelle de l’entreprise.
Traitement Comptable des Valeurs Mobilières de Placement
Enregistrement et Classification au Bilan
L’enregistrement comptable d’une valeur mobilière de placement suit un processus rigoureux, encadré par le Plan comptable général français. Lors de l’acquisition, le titre est enregistré à son coût d’achat, frais d’acquisition inclus si ceux-ci sont significatifs. Le compte débité dépend de la nature du titre : compte 50x (VMP) pour les titres à court terme, avec une contrepartie au compte de trésorerie ou au compte fournisseurs.
Au bilan, les VMP apparaissent dans l’actif circulant, en dessous des créances clients et au-dessus de la trésorerie disponible. Cette position dans le bilan reflète leur nature intermédiaire : plus risquées que du cash, mais plus liquides que des immobilisations. La distinction entre VMP et disponibilités est importante pour l’analyse du compte de trésorerie et le calcul du besoin en fonds de roulement (BFR).
Débit du compte VMP concerné (500 à 503) au prix d’achat total, crédit du compte banque. Les frais d’acquisition sont soit inclus dans le coût, soit comptabilisés en charges selon le choix de l’entreprise.
Comparaison entre le prix d’acquisition et la valeur de marché (cours boursier ou valeur d’inventaire). Si la valeur de marché est inférieure, constitution d’une provision pour dépréciation.
Sortie du titre du compte VMP à son coût d’acquisition. La différence entre le prix de vente et le coût d’acquisition constitue une plus-value ou une moins-value, enregistrée en produits ou charges financiers.
Évaluation et Dépréciations
L’évaluation des valeurs mobilières de placement à la clôture de l’exercice est l’une des opérations comptables les plus délicates. Le principe de prudence — pierre angulaire de la comptabilité française — impose de ne jamais surévaluer un actif. Ainsi, si la valeur de marché d’une VMP descend en dessous de son coût d’acquisition, une provision pour dépréciation doit être constatée, même si la perte n’est pas encore réalisée.
La valeur de référence pour cette évaluation dépend de la nature du titre. Pour les valeurs cotées en bourse, le cours de clôture du dernier jour de l’exercice constitue la référence standard. Pour les titres non cotés, l’estimation repose sur des méthodes d’évaluation multicritères : actif net réévalué, méthode des flux de trésorerie actualisés, comparaison avec des transactions récentes sur des valeurs similaires.
En cas de reprise ultérieure des prix de marché, la provision peut être reprise, générant un produit financier dans le compte de résultat. Cette symétrie entre dotations et reprises permet de refléter fidèlement l’évolution de la valeur économique des actifs détenus. Il convient de noter que, contrairement aux plus-values latentes qui ne sont pas enregistrées (principe de prudence), les moins-values latentes doivent systématiquement faire l’objet d’une provision.
Enregistrement des Cessions et Résultats
La cession d’une valeur mobilière de placement donne lieu à plusieurs écritures comptables. La valeur nette comptable du titre (coût d’acquisition diminué des provisions éventuelles) est sortie du bilan. Le prix de cession reçu est enregistré en produit financier. La différence entre ces deux montants constitue le résultat de cession, positif (plus-value) ou négatif (moins-value).
Lorsque des provisions pour dépréciation avaient été constituées, leur reprise lors de la cession doit également être enregistrée. Ce mécanisme garantit que le résultat de cession reflète bien la performance réelle du placement depuis son acquisition. Le travail du comptable consiste ici à tracer précisément l’historique de chaque titre pour calculer le résultat de cession exact.
« La règle d’or en matière de VMP : jamais de plus-value latente comptabilisée, toujours une moins-value latente provisionnée. Ce principe de prudence, fondamental en comptabilité française, protège les tiers contre une surévaluation des actifs. »
— Principe du Plan comptable général français
Distinction et Lexique Comptable Associé
Définitions et Nuances Terminologiques
Le vocabulaire associé aux valeurs mobilières de placement est riche et parfois source de confusion. À la manière d’un dictionnaire spécialisé — ou d’une page de wikipedia consacrée à la terminologie financière —, il convient de préciser les principaux termes. En français comptable, on distingue notamment les notions de valeur nominale, valeur vénale, valeur d’utilité et valeur de marché, qui ne sont pas des synonymes et correspondent à des réalités économiques distinctes.
La valeur nominale d’un titre est sa valeur faciale, inscrite lors de l’émission. La valeur vénale correspond au prix auquel le titre pourrait être cédé dans des conditions normales de marché. La valeur d’utilité intègre, elle, les perspectives de rentabilité future du titre pour la personne qui le détient. Ces distinctions terminologiques — que l’on retrouve dans les dictionnaires comptables et les ressources de la wikimedia foundation — sont fondamentales pour appliquer correctement les règles d’évaluation du PCG.
Il faut également distinguer les mots « valeurs mobilières » et « instruments financiers ». Les instruments financiers constituent la catégorie la plus large : ils englobent les valeurs mobilières, les titres de créance négociables et les contrats financiers. Les valeurs mobilières sont donc un sous-ensemble des instruments financiers, caractérisé par leur nature négociable et fongible.
Dans la langue de la gestion financière, le nom « placement » implique une intention de détention temporaire. C’est ce qui distingue, dans le sens comptable, une VMP d’une immobilisation financière : non pas forcément la nature du titre, mais l’intention de l’entreprise qui l’acquiert. Une même action peut ainsi être classée en VMP ou en immobilisation financière selon l’objectif poursuivi par l’acquéreur.
Distinction Comptable et Fiscale
Sur le plan fiscal, le traitement des valeurs mobilières de placement présente des spécificités importantes par rapport à leur traitement comptable. Les plus-values de cession de VMP sont en principe soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de droit commun. Toutefois, certains régimes spéciaux — comme le régime mère-fille pour les titres de participation — peuvent s’appliquer dans des cas particuliers.
Les provisions pour dépréciation de VMP sont déductibles fiscalement sous conditions. Elles doivent être comptabilisées de façon régulière, calculées de façon précise et justifiées par une valeur de marché inférieure au coût de revient. À défaut, l’administration fiscale peut les réintégrer dans le bénéfice imposable, ce qui constitue un risque fiscal non négligeable.
La distinction entre valeurs mobilières de placement et titres de participation revêt également une importance fiscale majeure. Les moins-values sur titres de participation bénéficient d’un traitement fiscal différent des moins-values sur VMP. Une mauvaise classification peut donc avoir des conséquences significatives sur la charge fiscale de l’entreprise. C’est pourquoi le travail de classification initial doit être réalisé avec la plus grande rigueur.
🎯 Stratégies de Placement et Bonnes Pratiques
Sélection des Instruments et Allocation d’Actifs
La sélection des instruments financiers à intégrer dans le portefeuille de valeurs mobilières de placement repose sur une analyse multicritères. Le travail d’allocation d’actifs consiste à répartir les liquidités disponibles entre différentes catégories de VMP en fonction du profil de risque de l’entreprise, de son horizon de placement et de ses anticipations sur l’économie.
Une approche prudente privilégie les instruments monétaires (SICAV monétaires, certificats de dépôt) qui offrent une liquidité quasi immédiate et une valeur stable. Une approche plus dynamique peut inclure des actions cotées ou des obligations à moyen terme, acceptant une volatilité plus grande en échange d’un rendement potentiellement supérieur. L’essentiel est que la politique de placement soit formalisée dans une charte de trésorerie approuvée par la direction — un document qui, à l’image d’un article wiki bien structuré, pose les règles et les limites du compte rendu de gestion.
La notion de valor — terme employé dans certains contextes financiers multilingues pour désigner la valeur d’un titre — rappelle que la gestion des VMP s’inscrit dans une économie globalisée où les marchés financiers sont interconnectés. Une hausse des taux directeurs aux États-Unis peut ainsi impacter le prix des obligations détenues par une PME française, illustrant l’importance d’une veille économique régulière.
Suivi et Évaluation de la Performance
Le suivi d’un portefeuille de valeurs mobilières de placement nécessite une organisation rigoureuse. Chaque valeur détenue doit faire l’objet d’une fiche de suivi recensant son nom, son coût d’acquisition, sa valeur de marché actuelle et les éventuelles provisions constituées. Ce travail documentaire est indispensable pour préparer les clôtures comptables et répondre aux demandes des commissaires aux comptes.
La performance du portefeuille de VMP s’évalue selon plusieurs indicateurs : le rendement global (dividendes + intérêts + plus-values réalisées), la performance relative par rapport à un indice de référence, et le niveau de risque pris mesuré par la volatilité des valeurs. Ces indicateurs permettent d’ajuster la stratégie de placement en continu et de rendre compte à la direction de la qualité de la gestion de trésorerie.
À l’ère du numérique, de nombreux outils logiciels permettent d’automatiser ce suivi. Certaines plateformes s’appuient sur des bases de données financières de type wikimedia ou sur des flux de données en temps réel pour alimenter automatiquement les fiches de suivi et générer les écritures comptables correspondantes. Cela réduit considérablement le risque d’erreur et libère du temps pour des analyses à plus haute valeur ajoutée.
Contrôles Internes et Gouvernance
La gestion des valeurs mobilières de placement doit s’inscrire dans un cadre de gouvernance solide. Les entreprises soumises à l’obligation de commissariat aux comptes doivent notamment démontrer l’existence de contrôles internes adaptés : séparation des fonctions entre la personne qui décide des investissements, celle qui les exécute et celle qui les enregistre comptablement.
La morale de la gestion financière impose également la transparence : les décisions de placement doivent être documentées, les mandats donnés aux gestionnaires externes clairement définis, et les résultats régulièrement reportés aux organes de gouvernance. Cette exigence de transparence, qui relève autant de la morale managériale que de l’obligation légale, garantit la confiance des parties prenantes — actionnaires, créanciers, partenaires commerciaux.
Enfin, dans le cadre d’une action de groupe ou d’une filiale intégrée dans un périmètre de consolidation, les valeurs mobilières de placement intragroupes doivent être éliminées lors de la consolidation. Cette règle technique, souvent source de complexité dans le travail des équipes comptables, est pourtant indispensable pour que les comptes consolidés présentent une image fidèle de la situation financière du groupe.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une VMP et un titre de participation ?
La distinction repose essentiellement sur l’intention de détention. Une valeur mobilière de placement est acquise dans une optique de rentabilité à court terme, avec l’intention de la céder rapidement. Un titre de participation est détenu dans un objectif stratégique durable : exercer une influence sur la société émettrice ou y maintenir une présence durable. Cette différence d’intention détermine le classement comptable (actif circulant pour les VMP, actif immobilisé pour les titres de participation) et leur traitement fiscal respectif.
Comment évalue-t-on une VMP à la clôture de l’exercice comptable ?
À la clôture, chaque valeur mobilière de placement est comparée à sa valeur de marché. Pour les titres cotés, on retient le cours de bourse du dernier jour de l’exercice. Pour les titres non cotés, une estimation multicritères est nécessaire. Si la valeur de marché est inférieure au coût d’acquisition, une provision pour dépréciation est obligatoirement constituée (principe de prudence). En revanche, si la valeur de marché est supérieure au coût d’acquisition, aucune plus-value latente n’est enregistrée.
Dans quel compte comptable enregistre-t-on les valeurs mobilières de placement ?
Selon le Plan comptable général français, les VMP sont enregistrées dans les comptes de la classe 50 : compte 500 pour les actions propres, compte 501 pour les parts dans des entreprises liées ou parts sociales, compte 502 pour les actions (hors propres), compte 503 pour les obligations, et compte 508 pour les autres valeurs mobilières et créances assimilées. Le choix du sous-compte dépend de la nature juridique exacte du titre acquis.
Les plus-values sur cession de VMP sont-elles imposées ?
Oui, les plus-values réalisées lors de la cession de valeurs mobilières de placement sont en principe soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de droit commun (25 % pour les sociétés ayant un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions d’euros). Elles intègrent le résultat fiscal de l’exercice au cours duquel la cession est intervenue